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As-tu déjà goûté au French Kiwi Juice ?

#fkj#focus#talent
portrait FKJ roche musique

Roche Musique fête ses 4 ans. C’était hier, au milieu de la verdure parisienne de La Clairière. Les chanceux présents ont dû apprécier cette soirée où la nouvelle French Touch dégoulinait : Darius, Crayon, Zimmer, Kartell, Dabeull… Ils étaient tous là. Oui, Cézaire avait réuni toute sa troupe pour célébrer la réussite de son label. Une success story à laquelle FKJ est sans doute étroitement lié tant il éclabousse de son talent la scène électro depuis quelques années. Focus sur ce petit génie élevé chez Roche Musique.

Hier il l’a joué soft, en mode DJ set. Il faut dire que le dreadlooké ne chôme pas en ce moment. En pleine tournée, il était avant-hier en Belgique pour Les Ardentes et vendredi dernier en Suisse pour le Montreux Jazz Festival. Bref, on se l’arrache. Pourquoi ? Il suffit de regarder sa dernière vidéo et tu comprendras l’utilisation du mot soft plus haut.

French Kiwi Juice, ou plus communément FKJ, c’est le genre de mec qui enregistre une track de ouf – oui elle est dispo sur Soundcloud, t’es content hein ? – en improvisant 6 minutes en studio aux côtés de la chanteuse June Marieezy. Jonglant entre piano, guitare, MPC, synthé, saxo, ce surdoué de la musique nous colle, une fois de plus, une grosse claque. C’est qu’on commence à avoir les joues rouges entre ses dernières prouesses au piano (direction le facebook d’Heure Bleue), ses lives bouillants et ses projets artistiques qui ne déçoivent jamais. Un single en solo, une collab’ avec un vocaliste, un EP : c’est toujours un bonheur pour les oreilles d’écouter les productions de Vincent Fenton. À 25 ans, ce multi-instrumentiste, producteur, DJ, performeur, a déjà 3 EPs derrière lui, un joli lot de remix et un petit paquet de titres-cartons : « Lying Together », le déclencheur fin 2012, puis « Instant Need » ou encore « So much to me », extrait de l’EP « Time for a change ».


Des millions d’écoutes générées qu’il a arrêté de compter par la suite avec l’arrivée de quelques remix ravageurs (Alice Russel, June Marieezy… ou encore Lianne La Havas et Selah Sue plus récemment) et de featurings détonnants sur l’EP « Take Off » notamment : Jordan Rakei, Madelyn Grant et Damon Trueitt.

Si tu regardes bien, ça sent bon la soul tous ces vocalistes. Normal, quand tu t’attardes un peu sur les influences du tourangeau : Marvin Gaye, Stevie WonderD’Angelo, Bobby Womack mais aussi Pharrell ou Timbaland pour le côté hip-hop. Black Music quand tu nous tiens… Tu mélanges ça avec une électro futuriste (on citerait Pomo, KaytranadaTennyson dans le style) et tu obtiens le French Kiwi Juice. Une musique élégante, langoureuse, léchée, ensoleillée, qui pue le groove à plein nez. On sent cette envie de croiser subtilement son amour du funk et de la soul, avec des sonorités électriques nouvelles. Quand l’instrument rencontre la machine et qu’ils sont tous deux accompagnés du talent, c’est rare et tellement bon. Ah oui, le bonhomme chante aussi et c’est loin d’être dégueulasse comme en témoigne un de ses derniers titres « Better Give U Up ».

On ne sait pas se qui pourra arrêter l’ascension du franco-néo-zélandais (là tu comprends le pseudo) dont on espère un premier album autant qu’une victoire française à l’Euro demain. En tout cas, ce ne sont sûrement pas ses prestations scéniques qui lui joueront des mauvais tours. Une sorte d’orchestre tout-en-un qui ferait bouger un macchabée, dont on te balance un extrait pour finir. BIM ! Tu viens de te prendre un grand coup de talent dans la face.